jeudi 24 juillet 2008
Edition spéciale ! Lancement de Modorange 2.0
La voici, la voilà la surprise ! Je déménage :-)
Depuis plus de deux semaines, je participe à l'élaboration d'un site internet. La structure de base a rapidement été mise en place (design + modifications de base + corrections de bugs) en quelques heures. Le remplissage et l'élaboration d'un contenu de base a mis plus de temps.
MoDem Orange évolue, dans le bon sens j'espère ! Rendez vous ici pour la suite :)
jeudi 10 juillet 2008
Pas d'articles cette semaine et la semaine prochaine
Premier message instantané de ce blog, pour une communication importante. En effet, pour les deux prochaines semaines, il n'y aura pas de publication sur ce blog. Non non, je suis toujours en vacances. Mais je prépare une petite surprise, motivée par l'envie d'évoluer et d'élargir un peu Modem Orange trop centré sur le concept de carnet de route.
L'élaboration de cette surprise demande du temps, il y a pas mal de choses à mettre en place. Pour le moment, c'est bien avancé, mais il reste à remplir la structure pour une version primaire, qui puisse avoir un petit effet accrocheur.
A plus ! Portez vous bien entretemps... ;-)
jeudi 3 juillet 2008
Modem orange : problèmes/configuration
Bonjour à tous !
En feuilletant un peu les statistiques du site (les derniers accès notamment, avec leur provenance), je me suis aperçu qu'un nombre assez important de personnes tombaient sur ce blog par pur hasard en tap
ant une recherche "modem orange", entendez par là un modem du fournisseur d'accès Orange. Ayant eu dans le passé des problèmes d'informatique, je sais à quel point il est frustrant de rechercher une solution à son problème sur internet et de tomber sur des liens (comme celui-ci) qui n'ont rien à voir avec ce que l'on recherche. Aussi, j'ai décidé, un peu gêné et dans un grand moment de générosité (je sais, je sais merci), de consacrer une bonne quinzaine de minutes à la rédaction d'un petit article destiné à ceux qui justement, tomberaient sur ce blog en faisant une recherche destinée à résoudre un quelconque problème avec les modems d'Orange.
Tout d'abord, j'ai quelques liens à vous proposer, pour vérifier que vous avez bien installé votre modem livebox (le modem que vous voyez sur l'image d'illustration au dessus).
http://www.dslvalley.com/dossiers/orange/livebox-orange.php
Si vous êtes un peu expérimenté (ou casse cou), vous pouvez également configurer votre connexion manuellement : http://pagesperso-orange.fr/michel-m/configconnex.htm
Si vous n'avez toujours pas eu de réponses à vos questions, n'hésitez pas à feuilleter ce portail d'Orange : http://www.orange.fr/bin/frame.cgi?u=http%3A//assistance.orange.fr/367.php%3Fdub%3D2%26
Si vous possédez l'un des modems suivant :
SAGEM 800
THOMSON ST330 (ou RAIE MANTA)
ZTE 852 ZXDSL
ECI SMART CPE USB
THOMSON ST 510
vous pouvez vous rendre sur cette page pour tenter de le configurer : http://www.bichofeo.com/24.htm
Dans le cas où vous n'auriez toujours pas eu de réponses à vos questions, refaites une recherche Google en y inscrivant cette fois ci le nom de votre modem (c'est indiqué dessus, ou sur l'emballage, cherchez bien), assorti de la cause de votre recherche : configuration, problème... Donc par exemple SPEED TOUCH USB + problème. Vous tomberez alors probablement sur des sujets de forums, postés par des personnes qui ont eu le même problème que vous.
Dans le tout dernier cas, si vous ne trouvez rien, créez vous même un sujet en détaillant avec précision (mais sans excès) votre problème. Voici quelques forums intéressants (attention, il faut s'y inscrire avant de pouvoir poster) :
http://www.jeuxvideo.com/forums/0-6-0-1-0-1-0-0.htm
http://forum.zebulon.fr/internet-et-reseaux-f5.html http://forum.hardware.fr/hfr/reseauxpersosoho/Reseaux/liste_sujet-1.htm
Voilà je pense que ça suffira. Désolé pour le petit Hors-Sujet à mes lecteurs habituels mais je pense que c'était nécessaire. ^^
vendredi 27 juin 2008
Les centres leclerc agissent pour le pouvoir d'achat
J'ai une anecdote à raconter... C'était avec ma môman, après un bref passage de routine chez le médecin, nous allâmes à Leclerc d'Alençon pour faire quelques courses. Après avoir bien morflé à la caisse (50€ pour pas grand chose), nous sommes tombés nez à nez avec une borne électronique, tenez-vous bien, les centres Leclerc proposaient, en échange d'un passage devant le détecteur d'une carte de fidélité, de gagner un... cadeau de la chance ! Quelle surprise, et si Leclerc appliquait ses principes que l'enseigne expose volontiers dans leur publicités : agissons pour le pouvoir d'achat.
Etant conscient que la chance fait parti intégrante de mon coprs, je pris arbitrairement possession de la carte de fidélité de ma môman et je la faisait glisser devant le détecteur. Le ticket s'imprime et sort, et là surprise... c'est gagné ! Youpi, j'ai gagné un cadeau de la chance !
Je fus alors pris de méfiance. Gagner du premier coup... j'ai de la chance, mais à ce point ? Je flairais alors l'entourloupe. Comme indiqué sur le ticket, je me rendais à la caisse centrale prendre mon cadeau de la chance !
Je fus pris de palpitations, quel est donc ce cadeau. Une voiture ? Un vélo ? Un jeu vidéo ? Un bon d'achat ? La réceptionniste me tendit l'objet, d'un air désinvolte qui restera dans les annales. Et je découvris mon cadeau de la chance.
Autant vous dire qu'un tel foutage de gueule suscita chez moi de très grandes interrogations. En effet, je ne voyais vraiment pas l'intérêt pour Leclerc d'offrir des "cadeaux" pareils... Mon hypothèse serait d'inciter les clients à se doter d'une carte de fidélité en croyant les cadeaux alléchants... Une grande énigme.
jeudi 26 juin 2008
Reprise du blog !
Salut à tous. ^^
C'est avec une joie non dissimulée que je vous annonce que je suis enfin en vacances et que j'ai enfin le temps de m'occuper un peu de ce blog. Il était temps me direz-vous. Je sais, tout le monde n'est p
as en vacances mais bon... j'estime les avoir méritées étant donné que j'ai passé une année scolaire pourrie (même si on oublie Sarkozy !) ; par conséquent, je compte bien profiter de ces vacances pour me reposer un peu, et surtout compléter ce blog, que vous étiez pas mal à lire ces derniers mois. Maintenant, il ne reste plus grand monde de fidèle, mais je compte bien faire revenir les anciens et qui sait, attirer des nouveaux. Il y a pas mal de sujets chauds, l'économie, la dette, l'Europe, la santé, l'éducation... Difficile d'organiser sa pensée, la mienne étant assez bordélique (tout vient à la chaîne, difficile de trier ^^). Je ne sais pas sur quoi portera mon prochain article, il faut que je vois, l'actualité est chaude en ce moment avec la sortie notamment de Retour vers le Futur, de Nicolas Sarkozy, où on voit comment était la télé à l'époque de l'ORTF... Et puis il y a aussi la débandade socialiste, l'hypocrisie des grandes surfaces (tiens j'en ai une bonne à vous raconter, faut que je fasse un article). Bref...
A bientôt, portez vous bien !
jeudi 8 mai 2008
Période de partiels
Salut à tous !
L'heure n'est plus à la politique, aux "réflexions" personnelles sur la politique, l'économie ou la géopo
litique... l'heure est à la Biologie (entre autre) car c'est le temps des partiels. Je reprendrai le cours du blog quand j'en aurai le temps, donc peut être que je pourrai écrire quelques articles avant la fin des partiels mais ça m'étonnerai... Et puis après il y a l'Euro !! Le programme est donc très chargé, mais j'ai plein plein de petits articles de journaux sous la main que je n'hésiterai pas à utiliser prochainement. Le tout est de trouver le temps pour écrire, et ça c'est pas gagné. Quoi qu'il en soit profitez bien du beau temps de ces jours-ci, car ça ne va pas durer (en tout cas pour moi).
Portez-vous bien et à la prochaine !
jeudi 10 avril 2008
Le MoDem, cible neumebeur oine de l'Elysée
Une fois n'est pas coutume, un article dénnonçant l'envie irrepressible de Nicolas Sarkozy de détruire le MoDem et François Bayrou, son seul danger selon lui pour 2012. Pour une fois on ne peut pas lui donner tort... L'article est un édito de Radio France.
LES centres
Réunion ce matin de "la majorité présidentielle" à l'Elysée autour de Nicolas Sarkozy, avec le premier ministre, des dirigeants de l'UMP et du centre... enfin DES centres.
"Nous aimons tellement l'Allemagne, que nous préférons qu'il y en ait 2" disait Mauriac. Et bien c'est comme à l'Elysée, "on aime tellement le centre, qu'on est ravi qu'il y en ait 10 !", plaisante-t-on dans les couloirs du château.
10 centres ? Ah le compte est presque bon !
Pour les distraits, je vous les énumère :
Le Modem de François Bayrou,
Le Nouveau Centre d'Hervé Morin,
La Gauche Moderne de Jean-Marie Bockel,
Les progressistes d'Eric Besson,
Le Parti Radical de Jean-Louis Borloo,
Avenir Démocrate de Jean-Marie Cavada,
Et puis il y a tous ceux qui, en désaccord absolu avec la stratégie d'indépendance tout aussi absolue de François Bayrou, ont quitté le Modem depuis les municipales, sans pour autant jusqu'ici, avoir retrouvé un point de chute. C'est le cas du député européen Thierry Cornillet, ou encore en début de semaine du sénateur Jean Arthuis.
Et bien ce sont ces personnalités en déshérence qui pourraient très bien, remonter un énième parti centriste, dit UDF historique, si d'aventure, on les y poussait et aidait un peu.
ça tombe bien, car à l'Elysée, on ne pense qu'à ça. La multiplication des centres comme la multiplication des petits pains. Rien de tel pour achever définitivement François Bayrou, une obsession décidément.
La stratégie est concoctée aux petits oignons par quelques stratèges du château et Nicolas Sarkozy, autour de qui se tient ce matin cette réunion dite de la "majorité présidentielle", a été abondamment servi de notes en tous genres pour bien lui expliquer la situation.
L'opération visant à fissurer à nouveau le centre se focalise sur une cible prioritaire : les sénateurs centristes.
Ce sont les seuls à être encore constitués en groupe. Ils sont une vraie force politique. Et ils ont surtout l'argent de l'ex UDF ! La dotation publique de l'Etat étant en effet conditionnée aux parlementaires qui se réclament d'un parti, si la trentaine de sénateurs centristes se détachaient de François Bayrou, ce serait l'assèchement immédiat de ses finances. Pour l'instant, selon les comptages élyséens, un tiers semble être prêt à franchir le pas. Michel Mercier, trésorier de l'ex-UDF et du Modem aujourd'hui, est évidemment particulièrement courtisé. C'est le cheval de Troyes pour piller la banque du centre.
"Michel Mercier veut sincèrement être ministre", précise une note fournie à Nicolas Sarkozy, pas de doute, il le sera. Jean Arthuis veut garder la présidence de la commission des finances au sénat, on lui donne quelques garanties.
En attendant, "on" les encourage vivement à remonter l'ancienne UDF, à en récupérer son ex siège, et ses actifs, aujourd'hui aux mains du Modem - en un mot comme en cent, à laisser François Bayrou nu comme un enfant qui vient de naître.
Les objectifs politiques de cette opération sont transparents :
Tuer François BAYROU, on l'a dit, avant les régionales, les européennes, et la présidentielle bien sûr.
S'assurer dans l'immédiat, en récupérant quelques centristes "sûrs", de la majorité des 3/5èmes des voix nécessaires au Congrès.
Et puis, accessoirement, empêcher un autre de faire main basse sur cette famille aujourd'hui éparpillée façon puzzle.
L'Elysée a noté avec attention que depuis plusieurs semaines, Jean-Louis Borloo organisait entretiens et déjeuners avec cette mouvance dite des centristes historiques. Oup la ! Attention à ne pas remplacer un Bayrou par un Borloo !
D'où, la bien belle réunion de la majorité présidentielle autour de Nicolas Sarkozy et François Fillon, ce matin à l'Elysée, avec tout le monde d'invités, sauf évidemment François B. Il devrait en sortir la promesse de constituer une grande famille, avec comité de liaison à l'appui. Et plus il y aura de centres dans cette grande famille, et bien plus le président sera content.
La dette au gout du jour
Youpi yop !
Après deux semaines de repos (totalement immeritées je vous rassure -ah si j'ai fêté mon anniv' ça c'est une bonne excuse !-) je reprends du service, il faut dire que l'actualité a été riche ces derniers temps et j'ai du retard à combler !
Alors nous y voilà, ça y est, on parle de la dette. Il faut dire les choses comme elles sont, on ne pouvait pas prendre éternellement les gens pour des cons. Après une campagne fanfaronante où Nicolas Sarkozy nous promettait qu'ensemble tout devenait possible (remarquez que la droite affectionne particulièrement le terme "ensemble"), l'heure est aux dures réalitées. La réalité, que près de 80% des Français ont refusé de voir ou d'affronter lors de la campagne présidentielle : la terrible dette. Cette dette qui, dixit François Bayrou sur Europe 1 hier est plus qu'handicapante. En effet selon lui, l'argent récolté par les impôts sur le revenu ne sert non pas à rembourser la dette, mais à payer les interêts occassionés par le non remboursement de celle-ci, autant dire de l'argent jeté par les fenêtres. C'est dans ce contexte que notre cher chef de l'Etat a présenté, en fanfaronade, son grand plan de rigueur d'économies pour les prochaines années.
7 Milliards d'Euros en trois ans. Bon de diou, en vla des économies ! O_o Et pourtant... et pourtant... non seulement, c'est très insuffisant, mais en plus, comble de l'ironie, on gratte là où il ne faut surtout pas gratter, je pense à l'éducation. Et c'est là qu'on repense aux dépenses inconsidérées du début de mandat. Mais si ce n'était que ça... Dans le grand rendez-vous Europe 1-TV5-Le Parisien, Dimanche, de 18h à 19h, François Bayrou a déclaré que "ce qu'on va mettre en année pleine pour arranger les affaires des grandes chaînes privées [...] ça va coûter au pays 1,2 milliard, c'est à dire six fois plus que les postes qu'on va détruire à l'Education nationale". Mais bien évidement ça ce n'est pas dit. Mais au final c'est bien de l'argent que l'on perd. Car il ne faut pas oublier que l'éducation c'est un investissement, et comme le dit si bien François Bayrou : "Si nous avons la meilleure formation au monde, alors nous gagnerons le défi de la mondialisation". Que dire de plus ? Dans un pays où on ne peut pas baisser les impôts, où on ne peut pas trop baisser les salaires, où on ne peut pas trop augmenter le temps de travail, quels sont les arguments à faire valoir aux chefs d'entreprises pour créer de l'emploi en France ? Et que dire de la Justice, où l'on ferme des tribunaux flambant neufs (dont l'un a couté la bagatelle de 100 Millions d'Euros : celui de Montluçon) pour là encore faire des "économies" ? François Bayrou a proposé de faire des économies partout sauf dans l'Education, qu'il fallait "sanctuariser". Que fait le gouvernement ? A peu de choses près l'inverse ! Alors vous vous doutez bien que je suis mort de rire devant les réactions des internautes sur Libération.fr où encore quelques petzouilles osent dire que le MoDem est le toutou de l'UMP bien à droite !
Bref... revenons à nos moutons. Selon les économistes, "Les mesures annoncées [...] pour réduire de 7 milliards d'euros les dépenses de l'Etat à l'horizon 2011 sont largement insuffisantes pour atteindre l'objectif d'un équilibre en 2012, estiment les économistes." * Selon Alexander Law, chef économiste au cabinet de recherche Xerfi, "on a fait des effets d'annonce pour rassurer un peu tout le monde", du sarkozysme à l'état pur bien évidement. A la télé, ça déchire sa race 7 Milliards d'euros d'économies, voilà de quoi mettre du beurre dans les épinards comme dirait l'autre ! Selon Marc Touati, directeur de la recherche économique chez Global Equities, "Tout ça pour ça ! Sept milliards d'euros d'économie alors que le gaspillage des deniers publics a dépassé les 70 milliards d'euros au cours des six dernières années, c'est bien mince." Et comme si ça ne suffisait pas : Philippe Waechter, directeur de la recherche chez Natixis asset management a souligné "un manque de cohérence assez fort" : "Sept milliards ne nous permettront pas de retrouver l'équilibre en 2012, et 150 mesures pour sept milliards, ça veut dire qu'on récupère quelques euros par ci par là mais ça ne traduit à aucun moment une orientation claire de ce que doit être la politique budgétaire". Voilà pour le blabla.
Mais c'est comique cette situation, car François Fillon avait pointé du doigt pendant la campagne les économies infondées que proposait le béarnais dans son programme, soulignant le fait que nous avions une bonne dette et qu'il fallait investir pour relancer l'économie. Alors bien sûr, un Français, qui est un peu con à la base, si on lui propose de jouer à la cigale ou à la fourmi, il va prendre qui ? C.Q.F.D. J'enrage, car cette situation on aurait pu l'éviter. 80% des Français déclaraient dans un sondage "ha ouais moi chuis trop d'accord, faut regler le problème de la dette" mais en parallèle, 80% des Français rejetaient le programme de Bayrou. Ya pas comme une incohérence qui saute aux yeux ? Vous savez, ça me fait penser à cette anecdote que j'ai vecu je ne sais plus où d'ailleurs. Un charmant couple, s'exclamait devant la télé "ouiiiiiiiiiin il faut aider les pauvres petits africains qui meurent de faim et de soif" et quelques jours plus tard, incroyable hasard, une association pour forer des puits en Afrique a sonnée, et là ce fut un magnifique "Non désolé on n'a pas d'argent à vous donner :)", avec bien sûr toujours le sourir pour parraître poli. Les Français, grands en parole, mais petits en actes disait si bien le très regreté Raymond Barre.
Bon je vais arrêter de rabacher, oui les Français ont fait une erreur, mais c'est comme ça faut faire avec...
En extra : ci-contre un graphique illustrant l'évolution de la dette publique. En bleu, nous avons.. surprise incroyable, le passage du hongrois au ministère des finances, sisi pendant trois ans, incroyable non, quand on voit que c'est à cette période que le déficit public augmente le plus ? Mais ce n'est plus tant une surprise maintenant.
jeudi 20 mars 2008
Article du Monde : Sarkozy règle ses comptes à Pau
Voici un nouvel article interessant du Monde à propos des municipales. Il en dit long sur le déroulement des municipales à Pau.
Le stratagème élyséen pour piéger le leader centriste
LA DÉFAITE de François Bayrou à Pau constitue un des rares motifs de satisfaction pour Nicolas Sarkozy. Décidé à réduire celui qu'il considérait alors comme son plus dangereux adversaire, il a dès l'automne 2007 mis sur pied un dispositif destiné à empêcher l'ancien candidat à la présidentielle d'accéder à la mairie de Pau. C'est dans son bureau de l'Elysée et en présence d'Alain Marleix, le "M. élections" de l'UMP, que s'est prise la décision de mettre les moyens du parti présidentiel au service du maire sortant (ex-PS, fabiusien), Yves Urieta, que le décès d'André Labarrère, en mai 2006, avait propulsé à la tête de l'hôtel de ville.
L'objectif était simple : empêcher, en provoquant une triangulaire au second tour, l'élection de celui qui avait toutes les chances de l'emporter dans un duel face à la candidate désignée par le PS.
Au début de l'année - c'était à l'époque où le chef de l'Etat disait encore vouloir prendre une part active dans les élections municipales -, M. Sarkozy réservait à Pau et à son maire une de ses premières visites " sur le terrain ".
Les coups bas n'ont pas été absents de la campagne à Pau : tracts anonymes, lancement début janvier d'un hebdomadaire gratuit distribué à 50000 exemplaires, au financement obscur, épousant les thèses du maire sortant et s'en prenant violemment à M. Bayrou et à ses colistiers.
DUPLICITÉ OU NAÏVETÉ ?
Pau est soudainement devenue la seule ville de France dont le résultat déterminerait l'avenir national de celui qui n'y serait pas élu. Le syllogisme palois s'écrivait simplement : comment celui qui n'est pas capable de remporter la ville pourrait-il prétendre à la présidence de la République ?
La stratégie présidentielle a fonctionné, au-delà de toute espérance. Devancé d'un point au premier tour par Martine Lignières-Cassou, M. Bayrou voyait s'éloigner ses chances de remporter son pari. Ne restait plus qu'à enfoncer le clou. Duplicité ou naïveté ? Jean-Pierre Raffarin et Patrick Devedjian qui, au lendemain du premier tour, promettaient au chef de file du MoDem le retrait du candidat soutenu par l'UMP à Pau dès lors qu'il accepterait un accord " global " avec la majorité présidentielle, se sont vite fait reprendre. Nicolas Sarkozy n'a pas tardé à les rappeler à l'ordre : à ses yeux, la défaite de M. Bayrou valait bien le sacrifice de quelques villes.
Entre les deux tours, Le Monde a eu confirmation que le secrétaire départemental de l'UMP, Jean Goujy, et ses fidèles faisaient le nécessaire pour que quelques paquets de voix " uriétistes " se portent sur la candidate d'union de la gauche. A l'arrivée, 342 voix séparent M. Bayrou de Mme Lignières-Cassou. Il est battu. Neuf mois après son élection à l'Elysée, M. Sarkozy finit de régler ses comptes.
Patrick Roger
C'était il y a un an...
Je veux François Bayrou-Parodie k-maro
envoyé par e-boueur
Eh oui il y a un an, nous atteignons un moment dramatique : au sommet dans les sondages, dépassant même Royal dans certaines études, commence à chuter, sous les coups habiles du PS, mais surtout de l'UMP et de la chaîne télé la plus regardée en France : TF1.
Adhérant totalement aux idées de François Bayrou, je le voyais monter de mois en mois. Au début, o
n ne parlait pas de lui, il flirtait avec les 8% dans les sondages. Quand je disais qu'il pourrait être notre futur président, on se moquait de moi, on me disait qu'il était bien trop faible. Le vrai problème en fait, c'est qu'il était sous exposé à l'époque dans les médias qui orchestraient avec talent un duel mythologique entre Royal et Sarkozy, comme en témoigne le mitraillage de sondages et ce dès 2006. Le second problème découlait du premier : sous exposé dans les médias, les gens avaient de lui l'image de celle des Guignols, une moule, un gamin, un abruti. Une image qui, j'en suis convaincu, a longtemps été préjudiciable au leader de l'UDF.
Malgré cela, au fil des mois, Bayrou commence à se faire une place dans la campagne, très timidement. En Janvier 2007, ça y est, il dépasse enfin Le Pen dans les sondages, entre 10 et 13%. Puis il continue de monter, le scénario tout le monde le connaît, jusqu'à ce patatra qui a commencé à la mi Mars, sous les coup de boutoir de l'UMP et du PS, qui s'y sont conjointement mis, comme pendant les municipales. Le deal est simple : que le meilleur gagne... entre nous deux. Pas question de voir une troisième force politique pouvoir prétendre à prendre ne serait-ce qu'une part du gâteau, et pire peut être, tout le gâteau ! Mais le pire n'était pas là, le pire, c'était la connivence de certains médias, TF1 évidement, mais aussi Le Figaro, Libération, l'Humanité, et même Le Monde * ! Trop c'est trop ! Regardez par exemple ces trois articles de TF1. Dans le premier, on annonce que Bayrou grimpe en flèche et talone Royal dans les sondages... mais surprise, il y est indiqué "Les sondages sont à prendre avec précaution, ils ne sont pas des prévisions". La preuve en cliquant ici. Hum, pourquoi pas, même si on est sceptique quand à la sincérité de la démarche. Et la messe est dite lorsque, dans les articles suivants qui mentionnent cette fois ci la baisse de François Bayrou, oh surprise, que dalle comme mention ! Regardez par vous même ici et ici. Les UMPSistes ont tendance à rabâcher : selon eux, les militants MoDem sont paranos, adeptes de la théorie de complot, mais sincèrement, n'est ce pas trop gros, ce tapage, cette hargne contre François Bayrou, qui rappelle étrangement le déchaînement de la presse en début de semaine après la défaite de François Bayrou à Pau ? Je parle des médias, des journalistes (pas tous heureusement), mais et si les sondages si mettaient aussi ? C'est en tout cas la thèse avancée par Marco, rédacteur à Agoravox, le média citoyen. C'est une théorie intéressante, et de qui plus est plutôt pertinente.
En bref, lorsque l'on voit l'exposition de François Bayrou dans les médias pendant la campagne, les chaînes de télévision et les médias en général se focalisent sur le fait que François Bayrou c'est le ni droite ni gauche, sans s'intéresser au programme. Dans ce cas, rien d'étonnant dans les discours de militants UMPSistes "Bayrou c'est le ni-ni, il a pas d'idées pas de programme", et rien d'étonnant dans les résultats du vote "populaire", largement défavorable à François Bayrou. Car il faut appeler un chat un chat, quand on a un travail difficile avec un salaire misérable, on n'a pas forcément le temps de se consacrer à la politique et à se renseigner en détail sur le fond, il y a en général bien d'autres préoccupations, la maison, le/la conjoint(e), les enfants etc...
Pourtant, il est clair aujourd'hui qu'il y a eu une désinformation manifeste à l'encontre de François Bayrou, le perturbateur du système. Et aujourd'hui, c'est bien la France et les Français qui trinquent. Doit-on considérer les médias comme le quatrième pouvoir avec les pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires ? La question mérite d'être posée.

