vendredi 27 juin 2008
Les centres leclerc agissent pour le pouvoir d'achat
J'ai une anecdote à raconter... C'était avec ma môman, après un bref passage de routine chez le médecin, nous allâmes à Leclerc d'Alençon pour faire quelques courses. Après avoir bien morflé à la caisse (50€ pour pas grand chose), nous sommes tombés nez à nez avec une borne électronique, tenez-vous bien, les centres Leclerc proposaient, en échange d'un passage devant le détecteur d'une carte de fidélité, de gagner un... cadeau de la chance ! Quelle surprise, et si Leclerc appliquait ses principes que l'enseigne expose volontiers dans leur publicités : agissons pour le pouvoir d'achat.
Etant conscient que la chance fait parti intégrante de mon coprs, je pris arbitrairement possession de la carte de fidélité de ma môman et je la faisait glisser devant le détecteur. Le ticket s'imprime et sort, et là surprise... c'est gagné ! Youpi, j'ai gagné un cadeau de la chance !
Je fus alors pris de méfiance. Gagner du premier coup... j'ai de la chance, mais à ce point ? Je flairais alors l'entourloupe. Comme indiqué sur le ticket, je me rendais à la caisse centrale prendre mon cadeau de la chance !
Je fus pris de palpitations, quel est donc ce cadeau. Une voiture ? Un vélo ? Un jeu vidéo ? Un bon d'achat ? La réceptionniste me tendit l'objet, d'un air désinvolte qui restera dans les annales. Et je découvris mon cadeau de la chance.
Autant vous dire qu'un tel foutage de gueule suscita chez moi de très grandes interrogations. En effet, je ne voyais vraiment pas l'intérêt pour Leclerc d'offrir des "cadeaux" pareils... Mon hypothèse serait d'inciter les clients à se doter d'une carte de fidélité en croyant les cadeaux alléchants... Une grande énigme.
jeudi 13 mars 2008
Le MoDem 2008, et après ?
Lundi, faute de mieux, j'ai regardé l'émission On n'est pas couché,
sur M6. A un moment, le sujet était les municipales. L'émission me
conforta dans mon ressenti vis à vis du MoDem auprès de l'opinion
publique : une méfiance croissante, voire même un mépris. C'est tout à
fait que je ressens tout autour de moi, dans les milieux populaires
notament : le MoDem ne séduit plus.
En cause ? Plusieurs
éléments. Le premier, c'est un manque flagrant de communication : la
stratégie du MoDem d'alliance au cas par cas est excellente et
novatrice, mais dans l'ensemble mal comprise car floue. Le deuxième
élément, c'est l'omniprésence de François Bayrou au sein du MoDem, ce
qui donne l'impression que celui ci gère le parti d'une manière
totalitaire.
Les médias nous accordent trop peu d'importance. Il
est donc nécessaire de bien négocier le peu de temps d'antenne qu'on
nous accorde.
Voici ce que je préconise :
L'emmergence de
nouvelles têtes au MoDem, comme Philippe Meyer, Corine Lepage, Jean
Peyrelevade, Jean Lassale. Mais ce ne sont que des exemples ! Il faut
montrer le parti dans sa diversité, et non le centrer sur François
Bayrou. Il faut montrer que même si Cavada, Mercier, Morin et d'autres
sont partis, NON le béarnais n'est pas seul, il y a encore plein de
monde autour de lui ! Il faut aussi montrer les 70.000 adhérents dans
leur puissance, leurs actes. Tel l'Hydre, lorsque l'on coupe une tête
au MoDem, il en repousse
aussitôt une autre, plus forte, plus
combative ! Il faut aussi dynamiser les structures de jeunes, montrer à
ces jeunes, que contrairement au MJS et aux Jeunes Populaires ; au
MoDem, on nous écoute, on répond à nos attentes.
Je ne sais pas
si les instances vont m'écouter, je sais pas si je dois envoyer un MAIL
à la direction du parti (voire même à François Bayrou !), mais il est
vraiment primordial de mener cette politique. Même si à la tête du
MoDem on en a peut être rien à foutre du militant lambda, il est
essentiel de s'en soucier. C'est en montrant aux militants du respect
que, contrairement aux autres appareils politiques, par le bouche à
oreille entre militants du MoDem et non militants, nous attirerons du
monde, intéressés par une nouvelle façon de faire de la politique,
ensemble, d'où qu'on vienne, qui que l'on soit, mais qui regardons vers
un même objectif : le redressement de notre putain de France !
Merde ! Qu'on me donne les moyens de m'exprimer pleinement au MoDem, et alors je prendrai ma carte !
Lors
des prochaines élections, nous aurons alors un parti nouveau,
dynamique, et surtout novateur, respectueux des militants et donc des
Français. Cet élément pèsera, face à la démagogie de la droite
sarkozyste et à l'arrogance du parti socialiste agonisant. Une fenêtre
étroite est à saisir, allons y !
jeudi 21 février 2008
Les banlieues
On pourrait croire qu'il n'existe que deux courants au sujet des banlieues. D'un coté la droite, qui propose de régler les problèmes avec fermeté et répression. De l'autre la gauche, qui propose de régler le problème à coup de milliards d'euros de subventions pour diverses associations. Au milieu de ces courants totalement opposés, difficile d'exister, d'incarner une troisième voix, tant les deux précédentes sembles évidentes et teintées de bon sens, malgré leur simplicité.
La campagne présidentielle a été l'occasion pour chaque tendance politique de recadrer et d'actualiser ses positions. D'un coté, la gauche sous l'impulsion de Segolène Royal a opté pour une politique beaucoup plus à droite, avec une tonalité plus répressive (police des quartiers, centres éducatifs fermés militarisés si nécessaires). Toutefois, la gauche propose aussi de renforcer les moyens humains. Et c'est là l'entourloupe. On ne peut pas construire des centres éducatif fermés, recruter du personnel pour ces derniers et puis en parallèle renforcer les moyens humains dans les quartiers difficiles. C'est symbolique du pacte présidentiel de Ségolène Royal, qui enchaîne les propositions coûteuses pour un Etat lourdement endetté (65% du PIB, nous avons dépassé le Canada de la "mauvaise époque" mais qui a su se relever). Même si les banlieues sont une priorité, concentrer davantage de moyens sur celles ci résulterait à négliger certains domaines primordiaux comme la justice, la culture, l'administration, la défense etc... Qu'importe ! Segolène Royal (et le PS) ont fait fi de tout ça, et se sont retrouvé bien mal à l'aise face à François Bayrou évoquant la dette au début 2007, ce qui a expliqué la baisse dans les sondages de Segolène Royal et la hausse de François Bayrou. Le PS n'arrivait pas à se défendre, à juste cause, que pouvaient-ils dire ? C'est alors que Nicolas Sarkozy, assuré de gagner face à Royal mais bien moins face à Bayrou (voire pas du tout) a joué un coup de maître en créant une "Cellule anti Bayrou" * * afin de le contrer, chose qu'ils firent avec brio, en entretenant le même discours "Bayrou il est naze, il veut économiser, alors qu'un Etat qui ne dépense pas est un Etat ineficace". Habilement (par d'autres procédés, comme une pseudo adoption de l'ouverture), Nicolas Sarkozy a non seulement stoppé Bayrou a 24% juste devant Royal en Mars 2007, mais par la suite à réussi à l'éloigner au forcing pour revenir à 16% la veille du 1er tour. Un coup de maître, qui occulterait presque le principal sujet, que j'abordais depuis le départ, les banlieues. Revenons à nos moutons... La gauche, je l'ai bien dit (il me semble), son programme sur les banlieues est irréaliste. C'est comme si je promettais le TGV pour toutes les régions de France, forcément c'est magnifique ! Mais est-ce pour autant réalisable ? Beaucoup, mais alors beaucoup de gens, ne s'arrêtent qu'à la "gueule d'un programme", sans s'interroger sur sa réelle pertinence, sur le fait qu'il pourra ou non être appliqué. Voilà pourquoi je dis que le programme de gauche est nullissime sur les banlieues, il n'est tout simplement pas applicable.
La droite, elle, s'est aussi recadrée, tenant un discours plus ferme, mettant en avant les investissements faits dans les banlieues systématiquement détruits/gachés/mis à l'échec par une minorité de délinquants. Ce fait justifie, selon la doctrine sarkozyste, l'emploi de la force. Pour ces derniers, il faut assainir les banlieues, se débarrasser de la racaille puis reconstruire les banlieues dans un climat plus serein. Plutôt séduisant n'est ce pas ? Et pourtant, là encore, il faut du recul. Deux questions me viennent à l'esprit : Pourquoi ce racaillisme ? Comment s'en débarrasser ? Si on s'interroge vraiment là dessus, on comprend que ce qui dit Sarkozy n'est que pure débilité. Comment concrètement s'occuper de la minorité violente ? En les enfermant en prison, alors qu'elles sont surpeuplées ? En les expulsant alors qu'ils sont déjà français ? Et tant bien même, qu'est ce qui justifie le fait qu'on doive s'en "débarrasser" ? Ne serais-ce pas plus judicieux de s'interroger sur le pourquoi du comment ? Pourquoi tant de violence, de haine ? J'ai ma réponse à la question, mais je ne l'évoquerai pas maintenant, car l'article serait trop long, je me contente pour le moment des propositions de chacunes et de chacuns. Là encore, le programme de la droite est séduisant, mais avec le recul on se rend compte que ce n'est que du pur délire.
Alors donc, qui peut incarner la vraie solution, l'espérance pour les banlieues ? On va dire que je radote, mais force est de constater que Bayrou est une solution crédible et porteuse d'espoirs. François Bayrou, présente un mélange de fermeté et de respect, et ce, depuis 2002 (plus longtemps que beaucoup ne le croient). S'en réferer à cette vidéo :
Il n'y a pas suffisement de service public dans les banlieues, c'est un fait. Au lieu d'en implanter en pl
us, il est plus judicieux de répartir équitablement les moyens. Et pas besoin d'être Bac + 12 pour comprendre qu'il y a comme qui dirait une petite inégalité. Bien sûr, il faut abandonner le discours des bisounours, et renforcer les moyens policiers, mais il faut aussi être humain, donner de l'espérance aux jeunes des cités, changer leur éducation, revoir totalement les services publics et les moyens qu'on leur accorde. N'est ce pas plus judicieux ? Est ce que ça coute de l'argent à l'Etat ? Non. 40 Milliards d'euros dépensés en 15 ans pour les banlieues, pour quel résultat ? L'important c'est pas la quantité d'argent, mais bien l'utilisation que l'on en fait. Et une nouvelle fois, force est de constater qu'il y a des progrès à faire ! Bayrou est bien vu dans les banlieues *, reste à lui, et au MoDem, de convaincre maintenant. Il y a du travail à faire !
Annexe - Les programmes des candidats de gauche, centre et droite aux présidentielles de 2007 :
jeudi 14 février 2008
Les caisses sont vides !
Miracle à l'Elysée. Décrétées « vides » par Nicolas Sarkozy le 8 janvier, les caisses de l'Etat se sont subitement remplies pour permettre au gouvernement d'annoncer, mercredi 6 février, un acompte de 200 euros sur la revalorisation annoncée des petites retraites. Dans la foulée, Matignon et l'Elysée ont renoncé à la réforme des taxis contenue dans le rapport Attali, dont le chef de l'Etat s'était engagé à suivre « toutes » les préconisations. Les partisans de M. Sarkozy verront dans cette suite d'ajustements et de reculs une preuve de son habileté politique à un mois d'élections municipales mal engagées pour son camp.
"Bonsoir,
Vous savez tous que j'occupe depuis cette rentrée la fonction de
Principal d'un Collège dit "difficile", classé "Ambition Réussite". 82%
des élèves sont issus de catégories socio-professionnelles très
défavorisées. Un Collège ghetto, avec ses problèmes quotidiens, et les
problèmes de violence dans le quartier.
Je suis très fier d'avoir travaillé pendant plusieurs années à
Meaux (Beauval et Pierre-Collinet), puis à Vaulx-en-Velin pendant 4
ans, et aujourd'hui à la Duchère. Fier d'être fonctionnaire de la
République, d'assumer cette mission de service public tant décriée.
Ce soir, ma fierté m'a abandonné. J'ai honte. J'ai surtout honte
de devoir affronter le regard des professeurs, des surveillants, des
partenaires extérieurs, des parents d'élèves et des élèves.
Vous vous souvenez tous de la promesse de notre président de la
République pour ne pas laisser les "orphelins de 16 heures" à la rue ?
Vous vous souvenez des annonces de M. Darcos, Ministre de
l'Education nationale, à propos de la mise en place de l'accompagnement
éducatif, ce dispositif devant accueillir tous les collègiens de 16
heures à 18 heures ?
La circulaire a paru au journal officiel le 13 juillet 2007. Je
l'ai découverte en détails au moment même où je prenais mes fonctions
au Collège Schoelcher fin août, comme tous mes autres collègues
Principaux de Collèges en Education prioritaire (près de 1500 Collèges
dans toute la France).
Je me suis mis en quatre pour mettre en place ce dispositif, car
je suis un fonctionnaire responsable. J'ai mis mes opinions de citoyen
dans ma poche, et j'ai tout fait pour que ce dispositif soit un succès.
Je rappelle à tous que cet accompagnement éducatif devait
concerner les élèves volontaires, encadrés par des enseignants
volontaires.
Sur 365 élèves, j'ai réussi à en convaincre 225: 61,5 % de l'effectif total. La moyenne dans le Rhône tourne autour de 28 %.
Sur 47 enseignants, j'en ai convaincu 29. Je suis allé solliciter
la MJC du quartier pour mettre en place un atelier de danse urbaine.
J'ai sollicité le Centre social pour mettre conjointement en place
l'aide aux devoirs, 3 fois par semaine. 100 % des élèves de 6ème
étaient inscrits à cette dernière action. J'ai sollicité une compagnie
artistique pour mettre en place un atelier d'écriture. Les professeurs
ont ensuite proposé un atelier de sciences physiques, un club journal
des collégiens, une activité escalade, trois groupes de soutien en
mathématiques, deux groupes de soutien en français. J'étais en
pourparlers avec un club d'échecs et un autre de rugby pour enrichir
l'offre.
J'ai même réussi à débaucher un danseur de la maison de la danse, qui vient de partir pour le cirque du soleil à Las Vegas....
Tout cela a bien sûr un coût. Vous vous en doutez.
L'Inspection académique et le Rectorat nous ont transmis courant
octobre 2007 une enveloppe d'heures pour les professeurs et les
intervenants extérieurs (pour ces derniers, ces heures devaient être
transformées en vacations, payées 15 € de l'heure).
Je disposais de 1476 heures. C'est à partir de cette enveloppe que
je n'avais pas demandé que j'ai construit mon offre. J'ai informé les
parents d'élèves, et le 12 novembre, les actions se sont mises en
place. L'aide aux devoirs avait commencé dès le 20 septembre. Les
élèves étaient pour la plus part d'entre eux très heureux.
Début décembre, j'ai mis en paiement auprès du Rectorat les heures effectuées en septembre, octobre et novembre: 398 heures.
Cet après-midi, mardi 29 janvier 2008, réunion officielle à
l'Inspection académique. L'inspecteur d'Académie préside la réunion,
flanqué de ses deux adjoints et de deux chefs de service. Configuration
inhabituelle. Curiosité puis inquiétude.
L'Inspecteur d'Académie ne le dit pas explicitement, car nous
sommes tous soumis au même devoir de réserve. "Le dispositif n'est pas
supprimé, mais on a réduit la voilure". On a seulement supprimé les
heures pour le faire fonctionner. Au lieu des 1476 heures, je n'en ai
plus que 397 pour terminer l'année scolaire. Cela vient directement du
Ministère. C'est identique dans toutes les Académies, l'Inspecteur
d'Académie nous l'a confirmé, comme s'il voulait nous consoler. Tous
mes collègues sont dans la même stupeur (40 Principaux de Collège
abasourdis).
J'ai dépensé 1 heure de plus que ce à quoi j'ai droit. Et les
heures effectuées en décembre et en janvier ne sont pour l'instant pas
honorées (j'ai compté 221 heures pour ces 2 mois). Je n'en ai plus les
moyens. C'est noble le bénévolat, mais, là, on atteint des limites...
Concrètement, dès lundi prochain, 4 février 2008, toutes les
actions décrites ci-dessus s'arrêteront, faute de moyens. Je ne vous
fais pas de dessin.
Oui, j'ai honte ce soir. Honte pour les élèves. Honte pour les
parents d'élèves. Honte pour les profs. Honte pour les partenaires
exterieurs. Je ne sais toujours pas comment je vais leur annoncer la
chose.
Merci M. Sarkozy pour vos promesses péremptoires. Merci M. Darcos
pour avoir démontré la crédibilité du système éducatif français.
Bonsoir les amis, vive la République.
ELLEOUET jean-Pierre"
Merci à Sarkozix pour les illustrations et à Sylvain Mirouf pour ce tour de magie.
jeudi 31 janvier 2008
Lundi de Pentecôte de Solidarité : C'est fini
Jean-François Copé, président du goupe UMP à l'Assemblée nationale a annoncé le rétablissement du Lundi de Pentecôte comme jour ferié et ce, dès cette année *.
Tout le monde se rapelle de cette pittoresque idée de Raffarin qui faisait suite à la canicule : un jour de solidarité pour les pauvres personnes agées. Une intention louable certes, mais cette mesure, comme la plupart initiées par le gouvernement Raffarin (puis Villepin) fut piètrement introduite, baclée et complètement irréfléchie.
Adoptée en toute hâte, cette mesure prévoyait que tous les salariés français allaient travailler un jou
r de plus, sans être rémunerés. La différence serait alors reversée à l'Etat pour financer des mesures en faveur des personnes âgées. Sauf que la mesure n'avait pas fait l'objet d'une réflection sérieuse, ce n'était que poudre aux yeux, un effet d'annonce en somme, dont nous sommes obligés de nous accommoder depuis des années.
Le premier problème soulevé concernait l'Education Nationale. En effet, on forçait les élèves à travailler, alors qu'ils n'étaient pas rémunérés. Par conséquent, les départements et régions devaient supporter les frais de fonctionnement de tous les établissements scolaires pour une journée de plus (oh ce n'est pas très élevé, mais c'est déjà ça).
Deuxième problème, la journée faisait l'objet d'un grand absentéisme, beaucoup de salariés posant des RTT alors que d'autres entreprises en faisaient "cadeau" à leur salariés. Enfin, plusieurs secteurs et régions avaient obtenus des dérogations *.
Au final, cette mesure a causé un joyeux bordel, et le gouvernement a décidé de clarifier la situation en mettant en place une journée de solidarité au choix. Une bonne initiative.
Municipales 2008 : Le point sur les alliances du MoDem
A quelques semaines des municipales, il convient de dresser un premier bilan des alliances entre différents candidats et le MoDem. Voici le résultat de la synthèse pour les communes de plus de 100.000 habitants.
Aix en Provence : Candidat MoDem.
Amiens : Candidat MoDem.
Angers : Pas de candidat. Alliance avec l'UMP (Une partie du MoDem soutien le candidat PS).
Argenteuil : Candidat MoDem.
Besançon : Candidat MoDem.
Bordeaux : Pas de candidat. Alliance avec l'UMP.
Boulogne Billancourt : Candidat MoDem.
Brest : Candidat MoDem.
Caen : Candidat MoDem.
Clermont Ferrand : Candidat MoDem.
Dijon : Pas de candidat. Alliance avec le PS.
Grenoble : Pas de candidat. Alliance avec le PS.
Le Havre : Candidat MoDem.
Le Mans : Candidat MoDem.
Lille : Candidat MoDem.
Limoges : Candidat MoDem.
Lyon : Candidat MoDem.
Marseille : Candidat Verts soutenu par le MoDem.
Metz : Candidat MoDem. (Une partie du MoDem soutien le candidat du PS).
Montpellier : ?
Montreuil : Candidat MoDem.
Mulhouse : ?
Nancy : Pas de Candidat. Soutien à un candidat indépendant.
Nantes : Candidat MoDem.
Nice : Candidat MoDem soutenu par le Parti Radical de Gauche.
Nîme : Candidat MoDem.
Orléans : ?
Paris : Candidat MoDem.
Perpignan : Candidat MoDem.
Reims : Pas de candidat. Alliance avec un groupe divers droite (UMP dissident).
Rennes : Candidat MoDem.
Rouen : Pas de candidat. Alliance avec le Nouveau Centre et l'UMP.
Saint Denis (Réunion) : Candidat MoDem.
Saint Etienne : Candidat MoDem.
Strasbourg : Candidat MoDem soutenu par une partie des Verts.
Toulon : Candidat MoDem.
Toulouse : Candidat MoDem + Candidat MoDem dissident.
Tours : Pas de candidat. Alliance avec le PS.
Villeurbanne : Candidat MoDem.
Comme nous pouvons le constater, le MoDem a présenté des candidats indépendants dans presques toutes les grandes villes de France. Cepandant, le parti de François Bayrou a conclu des alliances, aussi bien avec le PS qu'avec les Verts, l'UMP et même le Nouveau Centre !
Ce jeu des alliances met en évidence le désir du MoDem de concentrer l'enjeu au niveau local, et non au niveau national, comme le désirent par exemple Nicolas Sarkozy et Segolène Royal.
La légion d'honneur
vendredi 25 janvier 2008
Sarkozy l'entourloupe
Souvenez vous de la campagne présidentielle, le leader de l'UMP faisait volontiers l'éloge de Blum. Il allait même jusqu'à vanter les qualités du "vrai socialiste". Une bonne idée de son conseiller spécial, Henri Guaino. Mais aujourd'hui que reste il de ces belles paroles ? Que chaque personne qui lit ces lignes (oh il y en a bien peu !) se pose la question.
Ce petit problème est très intéressant, car il reflète parfaitement la conception américaine de la politique selon Nicolas : qu'importent les actes, tant que les images sont positives. Un exemple concret ? La réforme sur les régimes spéciaux des retraites, où Sarkozy a "tenu bon", a surtout sauvé l'essentiel "Vous avez vu ? On a réussi, maintenant c'est l'égalité, les cheminots cotisent 40 ans !". L'image est positive, l'action l'est moins quand on sait que Sarkozy par l'intermédiaire du gouvernement, a négocié en sous main de très coûteux cadeaux aux cheminots. Au final, Fillon nous dresse un tableau élogieu des négociations, cet alignement des retraites permettra à l'Etat de réaliser de grandes économies. In fine, c'est bien moins vrai en réalité. Mais ça, les médias ne le disent pas, et c'est tout là le problème actuellement...
Sarkozy et l'éducation
Hello,
eh oui hier ya pô eu d'article ! En fait c'est parce qu'il y avait les grèves. J'étais solidaire en quelque sorte. Je plaisante...
Cette boutade pourrie me permet de rebondir sur l'actualité : la grève des fonctionnaires, et plus précisément celle des enseignants.
Contrairement à une rumeur de plus en plus répandue, les grèves ont a priori toutes un motif, aussi débile soit-il. Alors diantre ! Mais pourquoi nos enseignants se mettent ils en grève ? Essentiellement pour deux motifs, connus : les salaires, qui stagnent pendant que les prix augmentent, les réductions de postes alors que les conditions de travail sont de plus en plus difficiles. Ces revendications semblent légitimes, en effet, les chiffres prouvent que l'évolution des salaires des enseignants (mais aussi des fonctionnaires) n'est absolument pas calquée sur l'inflation, qui est de l'ordre de +4,49% pour le seul mois de Décembre pour ce qui concerne les biens de première nécessité (selon France 2). En effet, chaque année, le salaire des enseignants évolue entre +0 et +1,5%. On comprend alors aisément que le pouvoir d'achat de nos enseignants diminue continuellement et de façon vertigineuse depuis... 1981 (-20% entre 1981 et 2004 *). Si l'on ajoute à cela les réductions de postes, on réalise alors que l'éducation n'est pas la priorité de ce cher Nicolas. Comme cerise sur le gâteau (ou pop corn sur une séance de cinéma ; pour se mettre à l'heure américaine. Aha !), notre président multiplie les attaques contre notre très chère laïcité. A ce jeu là, Nicolas a pris tout le monde de court. Même si on le savait très imbibé de la religion (cf sa position pendant les présidentielles à propos du mariage homosexuel), nul ne s'attendait à d'aussi violentes remises en cause du système laïc. Les différentes interventions de S
arkozy à ce sujet ont occupé une grande place dans les médias (pour une fois ils font leur travail !), surtout lorsque Nicolas sous entend que rien ne vaudra l'éducation religieuse pour enseigner le bien ou le mal à un enfant. Cela veut dire ce que cela veut dire. Non seulement nous avons un président de la république qui affiche volontiers sa vie privée de manière totalement extravagante, pour détourner l'attention des médias sur le pouvoir d'achat par exemple, mais en plus, nous avons à notre tête un trublion qui fait des appels du pied aux religieux... dire que ce traître du gaullisme a osé fouler la tombe du général ! Comment peut-on afficher un tel mépris vis à vis de nos institutions et de notre pays ?
Face à une opposition socialiste fantoche et fantomatique, nul ne semble pouvoir remettre en cause le modèle et la doctrine sarkozyste. Ce n'est certainement pas François Bayrou qui pourra endosser le rôle d'opposant, le bougre, tant il est sous exposé dans les médias et n'a même pas de groupe à l'assemblée Nationale.
Paradoxalement, la perspective des élections municipales ne m'enchante guère. En effet, pour le moment le débat n'est pas du tout intéressant. De plus, si on analyse la situation, on peut envisager deux issues crédibles : la première, un sursaut de la gauche et une seconde, la victoire de la droite. Si la gauche gagne, nous aurons encore à supporter l'ego surdimensionné de ses "éléphants", et ce qui va avec, à savoir entre autres, un nouveau report d'une rénovation qui tarde à venir, au grand dam de ses militants. Si la droite gagne, on peut craindre une interprétation poutinesque de ce scrutin de la part de Sarkozy, qui verra sa politique soutenue et pourra davantage enfoncer le clou. Une bien triste perspective. Mes bien pauvres enseignants (entre autres), il faudra attendre. le renouveau, ce n'est pas pour tout de suite, malheureusement...
jeudi 10 janvier 2008
Vision personnelle du monde en 2008
Tout d'abord, non je ne suis pas un géopoliticien hors pair. Je suis toutefois passionné de géopolitique (entre autres), je pense donc avoir les connaissances de bases.
L'après guerre froide
La période qui suit la chute de l'URSS entraîne une grande confusion.
Seul le bloc américain semble subsister, les États-Unis sont la super
puissance incontestable du monde. Toutefois, le terrorisme et
l'islamisme radical (qui n'est pas un bloc en soi), commence à émerger.
Personne ne voit rien venir. D'autre part, deux puissances sont
émergent dans ces années 1990 : la Chine et l'Inde.
Actuellement
Actuellement, des blocs semblent se dessiner, tout d'abord le bloc américain, dont l'influence s'est réduite progressivement mais reste très impressionnante, ensuite le bloc chinois, très réduit pour le moment et le bloc européen, même si on ne peut pas pour le moment le considérer comme un bloc en soi. Enfin, deux puissances restent indépendantes, l'Inde et le Japon. Le Japon, bien que grand allié des États-Unis, n'est théoriquement plus sous leur influence, en tout cas ce pays dispose de son propre modèle, de sa culture, de ses sports, de son mode de vie...
Voici ci-contre la carte qui résume selon moi au mieux
la situation. On voit clairement les blocs qui se dessinent, mais pour
le moment c'est encore flou. En fait, tout porte à croire que nous
sommes à une période clé de notre histoire.
A la différence de la guerre froide, tous les blocs ont adopté l'économie de marché (à l'exception de la Corée du Nord mais qui est en train de s'y mettre très progressivement *). Globalement, ce sont surtout des cultures et des façons de concevoir le capitalisme qui diffèrent (pour le moment elles ne s'opposent pas). Autre différence avec la guerre froide, les États-Unis exercent une influence non négligeable sur les autres blocs, mais certains essaient de résister comme la Chine et certains États de l'Union Européenne. Toutefois, même si ce n'est pas certain, ces blocs pourraient durcir leur position, même si c'est encore une hypothèse.
Le bloc américain
Vestige de la guerre froide ? Pas tout à fait, même assez loin de là.
Avec la chute de plusieurs dictatures militaires (Cuba, Argentine,
Chili, Corée du Sud par exemple), le nombre de pays sous influence
politique totale américaine s'est considérablement réduit. Même si une
écrasante majorité du monde est alliée aux États-Unis, beaucoup ne sont
plus sous une influence politique américaine totale. Le bloc américain
est assurément le plus puissant du monde, non pas au niveau économique
(nous le verrons par la suite), mais au niveau de l'influence
(politique et économique). Le modèle américain se résume à une société
de consommation de masse et à une économie ultra libérale cautionnant
le travail des enfants entres autres (pas aux États-Unis).
Le bloc chinois
C'est incontestablement le bloc qui connaît le plus fort développement. L'économie chinoise se développe à une vitesse vertigineuse tandis que son influence politique tend à s'étendre, comme en témoignent les liens de plus en plus forts entre la Chine et certains pays d'Afrique *. Le bloc chinois n'a pas de modèle à proprement parler, car on ne peut pas dire que cet État soit communiste. On peut néanmoins certifier que l'influence de se pays va, dans les années à venir, devenir suffisamment importante pour s'imposer comme un concurrent du bloc américain.
Le bloc européen
Voilà donc tout l'objet de cette analyse. En fait, j'essaie de montrer,
de la façon la plus simple possible, que nous, européens, sommes en
danger et que face à ce danger, il est nécessaire, au delà de nos
divergences, de s'unir durablement pour instaurer progressivement un
État Fédéral Européen, chose dont beaucoup d'amis gaullistes (oui
j'aurai dû le préciser dans ma présentation je suis néo-gaulliste), et
bien d'autres d'ailleurs se refusent.
Concrètement, l'Union Européenne est la première puissance économique
mondiale, devant les États-Unis, le Japon et la Chine. Malheureusement,
étant donné que l'Union Européenne n'est pas un État à
proprement parler, aucun pays européen ne tire véritablement profit de
cette puissance.
C'est sur cela qu'il faut travailler. Face à un
capitalisme de plus en plus inhumain, face à une Chine qui émerge, il
est nécessaire que l'Europe devienne une troisième voie, pour éviter de
se retrouver dans une situation analogue à la guerre froide. Plus que
jamais, l'Europe peut être un outil formidable pour exercer une
influence positive sur le monde, afin que nous vivions dans une période
de paix et de prospérité (une belle utopie pour le moment,
malheureusement). Les sacrifices au niveau de la souveraineté sont
certes gros, mais sérieusement, quel est actuellement le destin de la
France sinon de pourrir sous les effets du capitalisme sauvage ?
Certaines régions sont en train de subir de plein fouet le capitalisme
(les délocalisations notamment), et pour le moment rien ne semble
pouvoir présager un avenir meilleur.
C'est pourquoi, je suis européen convaincu. J'essaie de me considérer comme européen avant d'être français, j'admets que c'est difficile, mais j'y travaille. Tout le monde peut faire cet effort, le tout est de voir ce qu'une Europe forte peut apporter au Français lambda. Dans l'état actuel des choses, presque rien. C'est justement pour ça qu'il faut doter au plus vite l'Union Européenne d'institution solides et durables, avec pour objectif un Etat Fédéral Européen d'ici quelques décénies. Et pourquoi pas ?
Edit : Voici une nouvelle carte faite à partir des suggestions que j'ai pu lire dans les commentaires. Merci à vous. ;)




